A propos de Pierre Risch

60+

ANNÉES DE CRÉATION

15

PAYS D’EXPOSITION

7

MONOGRAPHIES PUBLIÉES

1968

MAISON DES ARTISTES

Une démarche singulière

Pierre Risch est un artiste peintre et sculpteur à la démarche singulière.
Ce diable d’homme sait tout faire. Il est à lui seul, une encyclopédie des arts de la main et un acteur unique de l’Art Vivant.
Virtuose de l’aquarelle, et Maitre du pastel, il s’est acharné pendant un demi-siècle à relancer, réinventer ces deux parents pauvres de l’art, leur rendant leurs Lettres de Noblesse.
Avec un égal bonheur, il pratique l’art de la lithographe sur pierre, de la gravure et de la sculpture.

Avec un égal bonheur, il pratique l’art de la lithographe sur pierre, de la gravure et de la sculpture.
Dans le domaine du design Pierre Risch collabore régulièrement avec de grandes maisons de luxe et a réalisé de nombreux produits dérivés.

Ses expositions personnelles ont fait le tour du monde. D’Oslo à Abu Dhabi et de New York à Tokyo, il n’existe actuellement aucun pays sans une de ses œuvres.
L’artiste s’est arrêté un moment pour immortaliser quelques portraits de l’âme, et pour notre plaisir, Pierre Risch présente aujourd’hui une sélection d’œuvres récentes, choisies et rassemblées au grenier à sel de Honfleur. 
Laissons-nous porter dans son Univers où avec gouaille, tendresse, et drôlerie, il nous confie au fil de ses réalisations, le regard incisif et intérieur d’un artiste authentique et sans compromission.

LES DEBUTS

Paris, Strasbourg, Montmartre


Né le 29 août 1943 à Paris, Pierre Risch suit les cours de l’École des Arts décoratifs de Strasbourg dès 1959, avant de s’installer à Montmartre en 1964. C’est là qu’il rencontre Jean-Louis Viard, auprès duquel il suit les cours du soir de la Ville de Paris, rue Lepic, pendant cinq ans. Une amitié faite de respect mutuel qui durera jusqu’au décès de Viard en 2009.

« L’inconscience de la jeunesse, l’excitation et la provocation d’une vocation pour une technique en voie de disparition. Un demi-siècle de mon existence voué à un peu de couleur qui s’est noyée dans un verre d’eau. »
PIERRE RISCH, INTEMPORELLE AQUARELLE

L’AQUARELLE

Réinventer une technique oubliée


Dans les années 1960-1970, l’aquarelle n’existe quasiment pas en France comme art autonome. Pierre Risch prend le contre-pied de cette indifférence. Il invente une technique inédite : détremper entièrement le papier à l’éponge, poser la couleur sans trait de crayon ni d’encre — uniquement par la tache. Jamais de repentir. Jamais d’essai préparatoire. Le geste juste, une seule fois.

« Mon intention est de faire accepter l’aquarelle pour ce qu’elle est : du rêve à l’état pur. Réinventer une aquarelle intemporelle. Lui donner une nouvelle personnalité, une individualité en grand format, avec maestria.« 
PIERRE RISCH

LE PASTEL

Un autre regard


Après avoir conquis l’aquarelle, Pierre Risch se tourne vers le pastel — lui aussi tombé en désuétude. Il collabore avec les fabricants, crée les titres Pastel Passion et Passion Pastel, convainc galeries et écoles d’art. Le musée Antoine-Lécuyer de Saint-Quentin lui consacre une rétrospective en 1987.

« J’aime par-dessus tout cette fleur de pastel. Ce surplus de poudre qui, par ses millions de grains microscopiques, scintille et réfléchit la lumière comme des milliards de prismes. Mes mains l’ont déjà signé. Mes empreintes seront ma véritable signature. »
PIERRE RISCH, PASTEL PASSION

Venise, le jazz, le carnaval : un humanisme en couleur


À partir des années 1970, Pierre Risch cherche un sujet de fond, total, qui porterait toute son œuvre. Il le trouve dans le Carnaval de Venise, dont il contribue au renouveau avec ses amis italiens — ce carnaval que Napoléon Ier avait supprimé. Il devient ainsi le premier peintre à travailler sur ce thème dans l’ère contemporaine.

La danse, le jazz, le mouvement, les masques, les costumes chatoyants : ces thèmes deviennent le fil conducteur de sa peinture. Un humanisme joyeux, vibrant, qui traverse ses pastels, ses aquarelles et ses sculptures.

La gravure et la lithographie


Pierre Risch pratique la gravure dans le célèbre atelier Lacourière-Frélaut à Montmartre, mêlant eau-forte, aquatinte et pointe sèche. En 1981, sa suite triptyque Commedia dell’Arte — trois gravures en techniques mixtes, 66×50 cm — est déposée au Cabinet des estampes de la Bibliothèque nationale de France.

Ses lithographies sont réalisées selon la technique traditionnelle sur pierre, en utilisant une presse à bras datant de 1840. Sa presse, surnommée la Bête à cornes, figure même dans le film La Barricade du point du jour, dans les scènes reconstituant l’atelier d’un imprimeur pendant la Commune de Paris en 1871.

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